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AUCUNE HONTE !!!!

Posté par LaBase le 1 avril 2010

66 ANS SUR LA PLACE, PAU. L’entreprise d’appareils respiratoires a licencié son personnel mais continue avec des intérimaires 

Airox : respiration artificielle 


 

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L’amertume est forte chez les salariés. (Photo luke laissac) 

Hier soir, les salariés en CDI de l’entreprise Airox-Covidien, basée avenue du 18 juin 1940 à Pau, ont vidé leur tiroir, rangé leur chaise sous la table, pris les derniers effets personnels et quitté l’entreprise pour la dernière fois. Le coeur amer, car ils savent qu’aujourd’hui les machines vont tourner sans eux et les commandes continuer à affluer. 

Ils sont une vingtaine dans ce cas (sur 26), à avoir reçu leur lettre de licenciement pour raison économique dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et à tourner la page (1). 

Les autres, une poignée, ont accepté de rester dans l’entreprise et ont signé un contrat à durée déterminée de trois mois, moyennant une prime. Ils continueront à produire des respirateurs de ventilation à domicile (2) de marque Airox avec une trentaine de collègues, embauchés en intérim depuis deux ans, certains depuis septembre. 

Pas de raison économique 

« Ce qui est regrettable, c’est la façon dont cela a été géré. Aucune stratégie n’est claire et définie. Certains salariés ont reçu leur lettre de licenciement et on leur demande à présent de prolonger leur contrat avec une prime de 50 % du salaire brut ! » peste un employé qui accumule vingt ans d’expérience. 

« Cela prouve que le besoin en personnel existe malgré la fermeture », poursuit Laëtita Bellocq, élue au comité d’entreprise. Elle a alerté l’inspection du travail face à cette situation inédite. La direction du travail et de l’emploi s’est donc penchée sur le dossier. « Une enquête est en cours pour vérifier la légalité du recours à l’intérim », précise-t-elle. 

Une fermeture définitive était d’abord prévue en décembre pour cette entreprise qui a ouvert ses portes à Pau en 1944 et qui a connu de multiples propriétaires (voir ci-contre). La fermeture a été repoussée en mars et, à présent, les futurs ex-salariés sont persuadés que, « après les vacances d’été, ils produiront encore ». 

Ils ont une explication. « Covidien veut commercialiser le respirateur de génération 2 qui doit être fabriqué en Irlande sur le site de la maison mère. Sa conception n’est pas prête et donc, à Pau, on continue de fabriquer le respirateur première génération », explique l’un d’eux. Selon eux, quand Covidien a acheté Airox, « les nouveaux acheteurs savaient parfaitement qu’ils allaient fermer et qu’ils délocaliseraient la production. Ils ont acheté les brevets pour rompre la concurrence. Ce qui me chagrine le plus, c’est qu’on laisse s’implanter des entreprises étrangères qui captent les subventions et qui ferment les boîtes. J’avais déjà connu ça par le passé. C’est classique et les pouvoirs publics ne font rien ». 

Une société prospère 

Quand Covidien a racheté Airox en 2006, les salariés ont senti le vent tourner. « C’était une société prospère, nos produits sont connus par leur qualité et la rapidité d’exécution. La première chose qu’ils ont faite a été de casser le service commercial pour diviser le prix des appareils par deux. Ils nous ont supprimé le 13e mois et la prime d’intéressement », se souvient un salarié. Hier, nous n’avons pu contacter la direction de Covidien mais nous avons eu le temps d’écouter le message d’attente : « Notre mission est de faciliter le travail des professionnels de santé pour la survie des patients ». La « survie » des salariés, c’est une autre histoire. 

(1) Les salariés licenciés pourront choisir d’intégrer la cellule de reclassement et bénéficieront d’un congé de reclassement de neuf mois : ils toucheront leur salaire durant cette période tout en recherchant un emploi. Le cabinet de la cellule devra leur proposer des offres correspondant à leur expérience. (2) Ces appareils portatifs viennent assister des personnes qui ont des difficultés respiratoires dans le cadre d’apnée du sommeil, d’obésité, etc. 

L’entreprise Airox-Covidien est la descendante de la société MMS, spécialisée dans le matériel d’équipement médical qui fera partie plus tard du groupe Elf/Sanofi. Lui succède, en 1992, la société BioMS. En 1993, la famille Soubra prend les commandes de BioMS et l’installe dans la zone d’activité Pau-Pyrénées, rue du 18 juin 1940. Le 1er juin 2000, BioMS devient Airox. En septembre 2006, Tyco Healthcare prend possession d’Airox. En juillet 2007, la branche Healthcare de Tyco devient Covidien. Le 29 octobre 2008, les 50 salariés apprennent la délocalisation de la production en Irlande. En 2009, la branche recherche et développement (20 personnes) déménage à Pau-Pyrénées puis Serres-Castet. Les 28 autres attendent la fermeture. 

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